Mike Horn

Latitude 0

Mike Horn présenté par world trek expédition par christophe hardy

Derrière les exploits des sportifs aventuriers de notre époque se cachent souvent de véritables philosophes. Mike Horn est l’un d’eux. Il a relevé le défi d’un audacieux périple lors du passage à l’an 2000 : faire le tour de la planète en suivant scrupuleusement la ligne de l’Equateur, quels que soient les obstacles rencontrés. Cet exploit dont la préparation rocambolesque mériterait à elle seule un ouvrage complet lui a permis d’aller au bout de lui-même. Il reconnaît avoir à cette occasion découvert en lui des territoires dont il ignorait jusque là l’existence.
 
 Mike Horn n’est certes pas un amateur. Il a un passé de soldat commando ayant goûté à l’enfer du bourbier angolais. Les balles des forces cubaines ont sifflé plus d’une fois dans ses oreilles de jeune officier. Cette expérience de survie au cœur d’une impitoyable guerre civile, lui a sans doute forgé cette audace d’acier. Une audace lui a permettant de suivre la ligne de la latitude zéro aussi simplement que nous en effleurons le tracé du bout de l’index sur un globe terrestre.
 
 Il a dû traverser des océans déchaînés alors qu’il était un marin débutant, et survivre dans une jungle amazonienne où même les Indiens n’osaient se rendre, tout en se nourrissant de sa propre chasse. Cependant, sa force physique et son expérience de baroudeur n’expliquent pas tout. Sa capacité à développer une philosophie de vie adaptée à sa volonté d’aventurier est sans aucun doute la clé de voûte de sa réussite.  
 
 Le meilleur de lui-même réside dans ce trésor de pensée positive, une préface qu’il a consacré à l’album Aventures 2007 publié chez Scali. Une sorte de credo de l’aventurier destiné à ouvrir les paupières des hommes esclaves du matérialisme :
 
Cessez de dire « j’aimerais »
 
« Nous vivons aujourd’hui dans la crainte de la perte. Mais la force de gagner doit être plus grande que la peur de perdre. Partir pour l’aventure dans la crainte de perdre, c’est s’assurer de ne jamais gagner. La vie, c’est aujourd’hui, et pas forcément demain. Vivez chaque jour comme si c’était le dernier. Cessez de dire « j’aimerais » et commencez maintenant avant qu’il ne soit trop tard. »

Mike Horn

Conquérant de l’impossible, mission Arctos

Mike Horn présenté world trek expédition par christophe hardy

20 000km autour du cercle polaire arctique contre les vents et contre les courants. Parce que sinon, il se serait demandé toute sa vie s'il aurait été capable de le faire dans l'autre sens. Autant commencer par le plus dur!
Plus de deux ans dans des conditions extrêmes : il a eu les doigts gelés, a risqué sa vie sur des mers déchaînées, a manqué mourir de froid à – 60 °C, s’est extrait de l’océan arctique après être passé à travers la glace…
Ses moyens de locomotion: A pied, à ski, tracté par des cerfs-volants, en bateau, en kayak et même en vélo.
Ce qui le caractérise: un mental en acier, mais aussi un corps capable de se plier à la volonté de l’esprit. Et une préparation sans faille!
Il a profité de toutes les leçons que les anciens pouvaient lui donner. Sur la banquise, les Inuits ont été d’une aide précieuse, lui apprenant par exemple à construire un igloo, ou encore à distinguer les traces de l’ours qui a faim de celles de l’animal repu.

A retenir :
- Arctos veut dire Ours en grec. Donc en Arctique, il y a des ours et en Antarctique, il n’y en a pas.
- la papasserie démentielle pour les formalités en Russie.
- les prix exhorbitants des hôtels en Alaska.